Recherche académique réalisée

Réalisations 2017-2018

Deux interventions aux Journées de Recherche en Sciences Sociales https://www.sfer.asso.fr/event/view/10 qui feront l'objet d'une publication dans des revues à comité de lecture

  • Sneessens I, Ingrand S., Randrianasolo H. et Sauvée L. (2017), A quantitative approach to assessfarmingsystemsvulnerability: an application to mixed crop-livestocksystems , JRSS, 14-15 décembre, ISARA, Lyon

The vulnerability of a given system corresponds to itssusceptibility to beharmed, reflectingitsinability to copewith adverse effects. This inabilityis the consequence of three key parametersthat are interconnected, the sensitivity, the exposure and the adaptive capacity of the system in front of adverse effect. At the farmingsystemsscale, someauthorstried to understand links betweensensitivity, exposure, whileothersfocused on a conceptualanalysis of adaptive capacitywithoutproposinga quantification of the level of vulnerability. Otherauthors propose a measurement of vulnerabilitybased on the evaluation of farmingsystemscharacteristics, as if the factorsexplainingvulnerabilitywhereyetknown. In thispaper, we first propose quantitative indicators for the three key parameters of vulnerability. Then, weapplyourframework to mixed crop-livestocksystems and we show thatvariouslevels of vulnerabilityshouldbeexplained by bothsomecharacteristics of the systems and strategies of farmers. Lowvulnerablesystems are more diversified, with one additional production unit and significantlyhigher sales of transformedproducts on average (+1.5 points of percentage in comparisonwithmoderatevulnerablesystems). A lowerdependency to marketsthroughbetterfeed management (lowerstocking rate) and a higherefficiency in energy and water consumption are also key determinants of lowvulnerability. This management permitshavingbiggerfarms (+43 to 20 hectares) and higherflock sizes (+13 livestockunits on average). The ability to copewith adverse effectis not significantlydifferentbetween stable, non-stable, flexible and rigidfarmingsystems. Our findings are a first steptoward a betterunderstanding of farmingsystemsvulnerability: their validation on anothersamplewould help contributing to the conception of innovativefarmingsystems in research and to betteradvices for vulnerablefarmers in operationalprojects.

  • Lupton S., Randrianasolo H. et Rakotonandraina N. (2017), Les pratiques de diversification en agriculture en Ile-de-France, Hauts-de-France et Centre-Val de Loire. Une lecture institutionnaliste, JRSS, 14-15 décembre, ISARA, Lyon.

En nous reposant sur une enquête quantitative basée sur un questionnaire rempli par 338 exploitants de trois régions françaises (Hauts-de-France, Ile-de-France et Centre-Val de Loire), cette recherche rend compte des tendances actuelles de diversification au sein de l’exploitation et hors exploitation. Dans une première partie consacrée à la revue de la littérature, le concept de diversification et ses contours sont précisés. Les facteurs contribuant au développement de la diversification seront ensuite abordés (rôle de la PAC depuis 1992 ainsi que d’autres facteurs endogènes et exogènes). La deuxième et dernière partie de ce papier est consacrée à l’analyse des réponses écrites des exploitants agricoles en nous basant sur l’enquête menée de février à fin mai 2017 à partir d’un questionnaire quantitatif incluant une question ouverte sur les pratiques de diversification. Les résultats de cette enquête nous permettent de mieux comprendre de quelle façon la diversification est pratiquée par les agriculteurs/agricultrices. Nous proposons une lecture des pratiques de diversification en termes de trajectoires technologiques (Dosi, 1988a).

 

Etat des connaissances sur les risques en agricultures

Ble1

 

La recherche académique a d’abord établi une analyse bibliométrique basée sur 236 articles scientifiques toutes disciplines confondues afin de faire un état des connaissances sur les risques en agriculture pour la période 1990/1994 et 2013/2014.

Cette recherche a permis de démontrer l’importance du traitement des risques sanitaires (44 ,6% des travaux) dans la littérature, ainsi que les risques économiques (volatilité des prix), de production (rendements, sécurité alimentaire) et climatiques qui représentent 26,7% des travaux scientifiques (Sneessens, Ghitalla et Sauvée, 2015) .

 

 

 

Mesure de la résilience des exploitations

Farm1L’équipe de chercheurs de la Chaire, composée de Loïc Sauvée (INTERACT, UniLaSalle), Michel Dubois (INTERACT, UniLaSalle), Hanitra Randrianasolo-Rakotobe (Upsud-CEI, INTERACT UniLaSalle), en collaboration avec Inès Sneessens (docteure en sciences économiques, ICEDD, Belgique) a mené des travaux qui contribuent à mesurer la résilience en agriculture. La résilience a été définie comme la capacité à revenir à l’état initial (RCAI/UTH au point 0) avant l’aléa (calculé en années). Ici un an a été choisi. En somme, une exploitation est résiliente si elle arrive à revenir à son résultat net par actif un an après l’aléa. A partir des données des exploitations agricoles en Picardie (base de données RICA), six groupes types ont été identifiés par rapport aux sécheresses de 2003 et 2011. Une forte proportion d’exploitations a été considérée comme résiliente (41,35%), et une faible proportion a été considérée comme vulnérable (2,88%). La recherche devrait se poursuivre afin de tester cette mesure de la résilience sur d’autres régions, et valider son intérêt empirique. En effet, la résilience est une thématique qui intéresse le monde agricole avec les diverses crises qu’il traverse, et cette recherche permettrait d’affiner la compréhension des besoins des agriculteurs en termes d’outils d’aide à la décision face aux risques. La chaire pourrait également analyser le ressenti des agriculteurs en termes de résilience.